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Bienvenue

JD MICHAT . Saxophoniste . Compositeur . Professeur au Conservatoire de Lyon
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Septembre 2016
EDITO
CHALLENGE LYON SUPERSAX

e

  En quelques mots :
    Rien que du fun !

3 catégories :
Rookie (+/- 2 ans de sax)
Virtuose (entre 2 et 5 ans de sax)
Expert (+ de 5 ans de sax).

Les candidats doivent satisfaire à 3 « battles » (1 classique, 1 jazz, 1 contemporain se déroulant dans 3 salles différentes).

Les morceaux (pdf) et les bandes-son d'accompagnement (mp3) sont disponibles gratuitement.

Pour chaque battle, les candidats se retrouvent sur scène par groupes de 3.
Les morceaux sont conçus pour mettre les challengers en valeur, tour à tour ou simultanément.

Pas d'argent à gagner ni de matériel technique.
Les cadeaux sont exclusivement des goodies (T-shirts, Cds, Posters, clés USB, Mugs, Diplômes...).
Et surtout....Tout le monde gagne !

Si ce concept vous séduit, nous vous invitons à organiser votre propre minuscule ou gigantesque Challenge SuperSax. Tout le matériel est disponible sur notre site :
http://lyonsupersax.jimdo.com/

Copiez ! Servez-vous ! Diffusez !
Tout est libre de droits.

Nous vous demandons juste en contrepartie de :
1/ Conserver l'intitulé « Challenge [chez vous] SuperSax » pour créer un réseau... (Challenge Paris Supersax 2017, Challenge Moscow Supersax 2018, Challenge Brignoud-en-Marenne 2048...)
2/ Nous informer de votre manifestation pour relayer l'info.
3/ Conserver l'esprit de partage, de fête et d'ouverture stylistique.

C'est tout !

Septembre 2016
EDITO

Voilà 8 mois que je n'ai pas mis les pieds sur scène.

Voilà 2 mois que je n'ai pas posé les doigts sur mon saxophone.

J'ai pas mal écouté de musiques et pas mal cogité également.


Il y a eu 2 concerts marquants entre temps.


Le premier fût la magnifique prestation de James Carter au festival de Jazz à Vienne.

Puissant, inspiré, violent, créatif, libre de raconter ce qui lui passait par la tête ce soir là. Pas de complexes, un homme sans contraintes, un musicien vivant son art sans retenue, entier, qui s'exprime pleinement à un moment donné de son existence.

Magie et privilège de l'improvisation.


Le second fût la déplorable création pour guitare et orchestre à l' Hollywood Bowl de Los Angeles au mois d’août. Un « « « soliste » » » fatigué, le nez dans le guidon, s'accrochant désespérément au chef en battant la mesure pour ne pas se perdre, sautant des passages car même pas foutu de jouer les notes, avec un assistant dans l'ombre qui lui tourne les pages !

Grotesque, ridicule, lamentable.

Une caricature de mauvaise création classique.


Il n'est pas ici question de juger les styles, ils n'entrent pas en ligne de compte. Mais ces deux extrêmes ont eu le mérite de synthétiser la manière dont je rêve désormais de vivre la scène d'une part,

et tous les dangereux travers potentiels de ma pratique actuelle d'autre part.


Je pense que cette année sabbatique aura mis des choses au point.


Je souhaite aujourd'hui devenir un musicien que je qualifierais de « baroque » :

cela signifie concevoir ma musique de façon plus souple, de façon à pouvoir la jouer mais aussi l'arranger suivant les camarades de jeu disponibles, l'ornementer, préluder, laisser des espaces pour improviser pendant, favoriser les partages avec d'autres durant. Compositeur, instrumentiste, improvisateur ; et une musique vivante, compréhensible, dans son temps, accessible voire festive quand le besoin s'en fait sentir.


Kokoro m'avait déjà donné l'occasion de rentrer sur scène sans complexe. On m'avait même demandé si il s'agissait d'une improvisation. Tant mieux si cela sonnait « comme », mais Non, tout était écrit.

Dark Side m'avait déjà donné l'occasion d'assurer des plages de création libre. Mais l'enregistrer fût un calvaire tant mon niveau d'improvisation était rouillé et tant ma créativité semblait engluée dans un temps différé.


L'objectif est donc aujourd'hui clair. Et il va me falloir du temps pour travailler dans ce sens et renaître en étant à la hauteur de mes envies. Arriver à un niveau artistique qui permette de reprendre ma carrière là où je l'avais laissé a finalement peu d'importance. L'important était de retrouver une motivation et c'est désormais fait.


Depuis fin 2015, j'avais poliment mis les demandes de concert en stand bye, infligeant aux organisateurs un évasif

« je donnerai ma réponse en septembre... ».

Nous sommes en septembre...et ma réponse n'est peut-être pas exactement celle attendue:

« non, je ne souhaite pas revenir sur scène pour continuer à faire ce que j'ai fais 20 années durant, et je ne sais pas dans combien de temps j'arriverai à me réaliser dans ma nouvelle expression...peut-être jamais,

peut-être jamais à un niveau qui mérite que l'on me paye pour ça. »


Peu m'importe, je sais ce que j'ai envie de faire et je sais comment travailler pour y arriver.


Je me dois par contre ici de remercier celles et ceux qui, anticipant mon retour probable pour 2017, m'avaient cordialement invité à me produire et enseigner chez eux : chers amis espagnols, anglais, italiens, russes, allemands, suisses et coréens,

excusez-moi de décliner vos amicales propositions.

Merci encore de votre confiance que je sais bienveillante.

Je vais travailler pour tenter de la mériter de nouveau dans un futur que j'espère le plus proche possible.


La seule chose qui va me manquer dans cette démarche, c'est de ne pas croiser la route de mes vieux amis pendant quelques temps. En ce sens, je sais déjà que je participerai au prochain congrès mondial de Zagreb,

ne serait-ce que pour faire des coucous, des hugs, des checks et des smacks !


Que les étudiants et collègues se rassurent, ce virage ne fera que nourrir et renforcer mon appétit de transmission, ma pédagogie ne s'en trouvera que ressourcée, perfectionnée et rajeunie !


Pour l'heure, je dois rapidement terminer une œuvre « toute écrite » que j'ai promise à mon ami Mariano Garcia, ce dernier l'attend sans broncher depuis 2 ans ! C'est beau les vrais amis !